Gevrey-Chambertin

Gevrey-Chambertin

En venant de Dijon, ici commencent les Champs-Élysées de la Bourgogne. Au pied de la combe de Lavaux, le vieux château des moines de Cluny fait figure de cave fortifiée et les chanoines de Langres ont longtemps veillé sur ces vignes. Premier acte de naissance en l’an 640 ! C’est dire à quel point ce nectar plonge ses racines dans toute l’histoire du vin de Bourgogne. Instituée dès septembre 1936, l’Appellation d’Origine Contrôlée forme une garde d’honneur à de fabuleux Grands Crus : Chambertin, Clos de Bèze ; leur famille royale. La continuité de la Côte unit le village de Brochon à celui de Gevrey-Chambertin. Le Pinot Noir obtient le prix d’excellence : vins rouges exclusivement.

Les vins rouges de l’appellation Gevrey-Chambertin

L’éclat de la jeunesse les colore d’un rubis vif qui prend avec l’âge une teinte carmin foncé, cerise noire. La fraise, la mûre, la violette, le réséda et la rose font partie de leurs arômes spontanés, tandis que la maturité leur offre un bouquet réglissé, de cuir et de fourrure, aux accents giboyeux et de sous-bois.

Au palais s’expriment de grands Bourgognes. Entiers et puissants, riches, corsés, un corps et un esprit, ils s’affirment sur une structure ferme, des tanins qui jouent sur le velours, en s’exprimant sur un grain très fin, sans dureté. Agréable jeune et à boire sur son fruit, c’est cependant et surtout un vin de garde, souvent de grande garde, excellent pour apprendre les millésimes.

Vin pour carnassiers, le Gevrey-Chambertin opte pour le gibier, en raison de ses notes giboyeuses. Côte de bœuf, agneau braisé ou en sauce brune, gibier à plumes ou à poils, il s’associe à toutes ces viandes musquées et aux fibres solides. Certains gourmets néanmoins ne dédaignent pas de le servir avec un filet de sandre ou un thon à la sauce au vin rouge. Il est à l’aise sur tous les fromages de vache et de caractère, en particulier l’époisses, le camembert ou le cîteaux.